Emile-Louis Abbat, né à Bourges le 26 octobre 1867, est le fils aîné d'un négociant de la ville. Peu assidu lors des études, il ne va pas jusqu’au baccalauréat et se lance dans une carrière militaire en 1885, intégrant l'Ecole Militaire des Sous-officiers d'Infanterie de Saint-Maixent en 1890.

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Vous pouvez trouver son dossier militaire sur le site de la Légion d’Honneur :  site Léonore 
(taper ABBAT dans “rechercher un patronyme”)http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/leonore.htmshapeimage_3_link_0

Emile-Louis, lycéen puis jeune militaire

Ses parents Valentine Georgette Bidault et Alphonse Abbat

Sa sœur Renée

   Afin d'obtenir un avancement rapide (rattraper son retard sur ses conscrits passés par des écoles d'officiers), il accepte d'être mis à la disposition de l'Etat-Major du Soudan Français et rejoint son poste en mars 1894. Il restera au Soudan au grade de lieutenant jusqu'en 1898 en deux séjours (quitte Dakar le premier juillet 1898). Poursuivant sa carrière militaire, il repart en Tunisie entre 1912 et 1914, et pendant la Grande Guerre il sera tué dans la Somme le 14 septembre 1916, alors au grade de lieutenant-colonel (1er Bataillon de Marche d’Infanterie Légère d’Afrique).

En famille en 1904, avec son fils dans les bras. A noter que sa grand-mère, Adèle GUERNER, assise, en noir, à gauche est née en 1815!

Sa femme et ses deux enfants, en Tunisie, vers 1913

Emile-Louis Abbat à 47 ans (1915)

Sa tombe en 2009 au cimetière militaire d’Etinehem (Somme)

    Militaire de son temps, Emile-Louis Abbat participe naturellement de l'esprit colonial qui caractérise les membres de l'Armée Française, notamment dans son aspect paternaliste, et conduit une guerre sur place, en particulier contre l'ennemi héréditaire anglais, et au détriment des peuples autochtones. Mais il n'en manifeste pas moins un vif intérêt pour les régions et les peuples qu'il va rencontrer en Afrique. Se fournissant un appareil photographique, il va amasser de nombreux clichés (450) témoignant de ce qu'il voit : quotidien des militaires, développement du pays, mode de vie des différentes ethnies qu'il rencontre...


    Un exemplaire de sa collection photographique, copie incomplète de celle possédée par sa famille (340 seulement), et surtout seulement 250 légendées par lui, est conservé aux Archives Départementales du Cher à Bourges (cote J1028). Ce fonds contient en outre des carnets sur lesquels ont été recopiées de sa main les lettres du premier séjour et les toutes premières lettres du second. Il comprends en outre une lettre à Mr Buthaud, son correspondant qui lui avait envoyé l’appareil photographique.

Sa sœur Berthe

Vous pouvez voir sa généalogie ici